Evolution des répartitions » Espèces non revues Quatre espèces recensées depuis n’ont pas été retrouvées : - Epitheca bimaculata : signalée à La Chartreuse, ainsi qu'à Courpière (Eusébio 1926) et auparavant au lac d'Aydat (Bruyant) ;
- Gomphus flavipes : citée en 1995 dans la liste rouge des Odonates d'Auvergne (SFO, délégation Auvergne, 2005). Les aménagements de l'Allier qui ont pertubé la dynamique fluviale ou la dégradation de la qualité de l'eau n sont peut-être à l'origine.
- Ophiogomphus cecilia : citée par Francez (1991) sur l’Allier dans la commune des Pradeaux au sud d’Issoire. Elle n'a pas été retrouvée, ni sous forme d’exuvie, ni sous forme d’imago sur les reculs et bras-morts qui bordent cette partie de l’Allier. Les difficultés d’observations de cette espèce et les aménagements de la rivière en sont peut-être la cause. Il faut donc poursuivre les prospections afin de savoir si O. cecilia est réellement absente aujourd'hui dans notre département.
- Sympetrum depressiusculum : indiquée sans précision à Courpière et au marais de Sarliève, asséchés depuis.
» Espèces nouvelles pour le Puy-de-Dôme - Calopteryx haemorrhoïdalis : signalée à La Chartreuse et auparavant à Courpière (Eusébio 1926) et au lac d'Aydat (Bruyant) ;
- Leucorrhinia pectoralis : un mâle âgé observé en 2006 par A. Boulord sur les gravières de La Roche Noire. En 2007, nouvelle observation sur la commune voisine de Mirefleurs d'un mâle aux ailes encore fraîches. A suivre ...
» Espèces dont les observations sont en forte extension - Erythromma lindenii avait été trouvée par Francez (1991) sur seulement une dizaine de sites du val d’Allier. Elle occupe maintenant la totalité de la Limagne à partir de laquelle elle a gagné presque toutes les zones de plaine du département, pour un total aujourd'hui de 40 sites ;
- Erythromma viridulum est souvent abondante quand elle est présente. Observée il y a 15 ans sur quatre sites, elle occupe à présent toutes les gravières, reculs, bras-morts du val d’Allier, soit plus de 20 sites ;
- Ischnura pumilio dont la répartition (30 sites) gagne l’ensemble du département, même en altitude. Francez (1991) n’avait détecté sa présence que sur une dizaine de sites. Peut-être est-elle passée inaperçue parmi les adultes d’Ischnura elegans, qui sont bien plus fréquents et abondants ?
- Lestes barbarus et Aeshna affinis occupaient deux ou trois sites (val d’Allier et chaux). Elles occupent désormais toutes les chaux, et la plupart des bras-morts et anciennes gravières du val d’Allier ;
- Aeshna mixta était auparavant citée sur une dizaine de sites disséminés sur tout le département. Elle occupe dorénavant tout le val d’Allier et beaucoup d’étangs des Combrailles. Les adultes sont très farouches, ce qui explique peut-être les différences avec les observations de Francez (1991) ;
- Libellula fulva : elle n'avait été trouvée qu'à l'étang de Riols (Brugière, 1986). Elle occupe à présent quelques étangs de plaine et plus étonnement de moyenne montagne (Aydat, La Vézolle) et surtout quelques rases de Limagne bordées de haute végétation (arbuste et/ou roseaux) ;
- Sympetrum fonscolombii n’était mentionnée qu’à Pulvérières et au bras-mort de Cohade. A présent, elle occupe l’ensemble du département et plus d’une vingtaine de sites ;
- Sympetrum meridionale n’avait pas été observée pas Francez (1991). Sans être commune, elle est désormais bien implantée sur 12 sites du val d’Allier.
La répartition d’une dizaine d’autres espèces a également évolué positivement d’une manière significative. Mais ces évolutions sont difficiles à attribuer à leur expansion géographique pour plusieurs raisons : - Ces évolutions sont moins importantes que celles des espèces précédemment citées ;
- Certaines espèces sont localisées ou peu abondantes ;
- D’autres sont précoces ou au contraire tardives ;
- D'autres encore peuvent passer inaperçues à côté d’espèces leur ressemblant fortement ;
- Enfin, cet atlas est basé sur 13000 données, alors que celui d’A.-J. Francez l’était sur un nombre inférieur d'informations.
Il s’agit de : Sympecma fusca, Lestes virens, Ceriagrion tenellum, Coenagrion hastulatum, Coenagrion lunulatum, Coenagrion mercuriale, Coenagrion scitulum, Enallagma cyathigerum, Boyeria irene, Gomphus pulchellus, Libellula quadrimaculata, Oxygastra curtisii, Orthetrum albistylum, Sympetrum sanguineum et Sympetrum vulgatum. » Espèces présentes dans les départements voisins mais absentes ou disparues du Puy-de-Dôme - Coenagrion ornatum : découverte en 1985 par Brugière (1986) sur un site de l'Allier en Sologne Bourbonnaise. Elle est aussi très rare dans la Loire ([http://cyrille.deliry.fr/], 2006). Elle a été retrouvée par la SFO Auvergne dans les environs de leur site d'origine ;
- Epitheca bimaculata : elle se reproduit dans l'Allier dans un étang de la forêt de Bagnolet d'après J. Frat et J.-P. Barbarin ; également présente sur deux sites de la Creuse, les étangs des Landes et de la Tête de Boeuf ;
- Gomphus flavipes : quelques sites de reproduction le long de la rivière Allier dans le département du même nom ;
- Gomphus graslinii : découverte dans le Cantal sur le Lot par Leroy & Giraud (2004) ;
- Macromia splendens : découverte en 2006 dans le sud du Cantal sur les rives du Lot par T. Leroy ;
- Ophiogomphus cecilia : assez rare dans les départements de l'Allier et de la Loire ;
- Platycnemis latipes : découverte en 2005 dans le sud du Cantal sur les rives du Lot (Leroy & Giraud, 2004) ;
- Sympetrum depressiusculum : indiquée sans précision à Courpière et au marais de Sarliève, asséchés depuis ;
- Sympetrum pedemontanum : découverte en 2006 dans le département de la Loire ([http://cyrille.deliry.free.fr/], 2006).
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